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	<title>Archives des Transition - ICIGABON</title>
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	<title>Archives des Transition - ICIGABON</title>
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		<title>Conseil des ministres du 29 décembre 2025 : le Gabon boucle la Transition et trace les lignes d’un nouvel ordre politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:50:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Gabon 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil des ministres s’est réuni le lundi 29 décembre 2025 à midi au Palais de la Présidence de la République, sous la très haute autorité de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://icigabon.ga/conseil-des-ministres-du-29-decembre-2025-le-gabon-boucle-la-transition-et-trace-les-lignes-dun-nouvel-ordre-politique/">Conseil des ministres du 29 décembre 2025 : le Gabon boucle la Transition et trace les lignes d’un nouvel ordre politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://icigabon.ga">ICIGABON</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-post-featured-image"><img width="860" height="500"  class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image lws-optimize-lazyload" alt="" style="object-fit:cover;" / data-src="https://icigabon.ga/wp-content/uploads/2025/12/Image2-7-860x500.png"></figure>


<p>Le Conseil des ministres s’est réuni le lundi 29 décembre 2025 à midi au Palais de la Présidence de la République, sous la très haute autorité de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement. Cette session, ultime rendez-vous gouvernemental de l’année, s’est tenue dans un contexte particulier, marqué par la fin d’un cycle politique inédit et l’entrée officielle du Gabon dans une nouvelle ère institutionnelle. Plus qu’une simple réunion de clôture, ce Conseil des ministres s’est voulu un moment de bilan, de projection et de clarification des grandes orientations de l’État.</p>



<p>Dès l’ouverture des travaux, les membres du gouvernement ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l’État pour la conduite du processus politique engagé depuis la Transition. Le communiqué final insiste sur la restauration effective de l’ordre constitutionnel, désormais consacrée par l’organisation et la tenue de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie des élections législatives et locales de septembre et octobre. Ces différentes consultations électorales ont permis l’installation des nouvelles institutions de la République, notamment la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et la sixième législature du Sénat, achevant ainsi un processus long, sensible et scruté tant au niveau national qu’international.</p>



<p>La prestation de serment des neuf juges constitutionnels, intervenue dans la continuité de ces échéances, est présentée comme l’un des actes fondateurs de cette nouvelle phase institutionnelle. Elle marque, selon le gouvernement, le retour définitif du Gabon à un fonctionnement régulier des pouvoirs publics, fondé sur la séparation des pouvoirs, la légalité constitutionnelle et la stabilité des institutions. Le communiqué souligne que ce rétablissement n’est pas seulement juridique, mais également politique et symbolique, traduisant une volonté affichée de rompre avec les pratiques du passé.</p>



<p>Sur le plan politique, le Conseil des ministres a également mis en lumière les réformes engagées dans l’organisation de la vie partisane. La modernisation du cadre juridique des partis politiques apparaît comme un chantier prioritaire, visant à renforcer la crédibilité de l’offre politique, à rationaliser le paysage partisan et à promouvoir une démocratie plus responsable. Le gouvernement estime que la consolidation de la démocratie gabonaise passe par des formations politiques mieux structurées, plus transparentes et réellement ancrées dans les préoccupations des citoyens.</p>



<p>L’exécutif a ensuite dressé un état des lieux de la situation économique nationale.</p>



<p>&nbsp;Le communiqué rappelle que l’année 2025 a été consacrée à la reprise en main des leviers stratégiques de l’économie, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des marchés, la pression inflationniste et les mutations énergétiques. Le gouvernement réaffirme sa volonté de rompre progressivement avec une économie excessivement dépendante des hydrocarbures, au profit d’un modèle fondé sur la transformation locale, l’industrialisation et la création de valeur ajoutée.</p>



<p>La diversification économique est présentée comme un axe structurant de l’action gouvernementale.</p>



<p>L’industrialisation, l’agro-industrie, la valorisation des ressources forestières et minières ainsi que le développement des chaînes de production locales sont identifiés comme des moteurs essentiels de croissance et d’emplois. À travers cette orientation, l’État entend non seulement renforcer la souveraineté économique du pays, mais aussi répondre aux attentes sociales croissantes, notamment en matière d’emploi des jeunes et de réduction des inégalités.</p>



<p>La diplomatie gabonaise occupe également une place importante dans le communiqué final. Le Conseil des ministres s’est félicité du retour progressif du Gabon sur la scène internationale, matérialisé par la levée des sanctions et la réintégration du pays au sein de l’Union africaine le 30 avril 2025. Ce retour est présenté comme le fruit d’une diplomatie active, pragmatique et résolument tournée vers le dialogue et la coopération.</p>



<p>L’année 2025 aura été marquée par une intense activité diplomatique du Chef de l’État. Sa participation à plusieurs sommets internationaux, dont une rencontre de haut niveau aux États-Unis à l’invitation du président américain, ainsi que la visite d’État du président français Emmanuel Macron à Libreville, témoignent du repositionnement stratégique du Gabon. Le communiqué évoque également la dimension spirituelle et humaniste de cette diplomatie, illustrée par la rencontre du Président de la République avec le Saint-Père au Vatican, perçue comme un message fort en faveur de la paix, de la dignité humaine et du dialogue entre les peuples.</p>



<p>Le Conseil des ministres n’a pas éludé les sujets sensibles, notamment celui du sport national. Le Chef de l’État a exprimé sa préoccupation face aux performances jugées insuffisantes de l’équipe nationale de football lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Au-delà des résultats sportifs, le Président a pointé des dysfonctionnements plus profonds, liés à l’absence de méthode, à la mauvaise gestion des ressources et à l’affaiblissement de la fibre patriotique dans la gouvernance sportive. Cette analyse sans complaisance laisse entrevoir des réformes à venir, destinées à redonner au sport gabonais sa place de levier de cohésion sociale et de fierté nationale.</p>



<p>Sur le plan administratif et réglementaire, plusieurs projets de décrets ont été examinés et adoptés. Le gouvernement a validé des textes visant à renforcer l’efficacité de l’administration douanière, dans une logique de sécurisation des recettes publiques, de lutte contre la fraude et de modernisation des procédures. Ces réformes s’inscrivent dans une volonté plus large de rationaliser l’action publique et d’améliorer la performance de l’État.</p>



<p>Le secteur de la défense et de la sécurité a également fait l’objet d’une attention particulière. Le Conseil des ministres a adopté des mesures visant à améliorer les conditions de rémunération des personnels des Forces de défense et de sécurité, notamment à travers la revalorisation de certains indices de bonification. Des dispositions spécifiques ont aussi été prises pour les attachés de défense, afin d’adapter leurs indemnités aux réalités des pays d’accréditation.</p>



<p>Enfin, le communiqué met en avant les réformes engagées dans le domaine de la protection de l’environnement. Le renforcement du corps paramilitaire des Eaux et Forêts, la clarification de son statut et la réorganisation du ministère en charge de l’environnement traduisent la volonté de l’État de mieux lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, le braconnage et les atteintes à la biodiversité. Dans un pays dont le patrimoine écologique constitue un atout stratégique majeur, ces mesures sont présentées comme essentielles pour concilier développement économique et préservation des écosystèmes.</p>



<p>À travers ce Conseil des ministres du 29 décembre 2025, le gouvernement gabonais dresse ainsi le portrait d’une année charnière, marquée par des décisions structurantes, des réformes profondes et une volonté affirmée de refonder l’action publique. Le communiqué final, dense et ambitieux, apparaît comme un véritable document d’orientation, révélateur des priorités de l’exécutif et des défis qui attendent le Gabon dans cette nouvelle phase de son histoire politique et institutionnelle..</p>
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		<title>Cour constitutionnelle du Gabon : l’installation éclair des neuf sages et le parfum persistant de la transition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 16:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aba’a Owono]]></category>
		<category><![CDATA[Cour Constitutionelle]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cour constitutionnelle du Gabon a refait surface sur le devant de la scène nationale avec une célérité qui n’a laissé personne indifférent.</p>
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<p>La Cour constitutionnelle du Gabon a refait surface sur le devant de la scène nationale avec une célérité qui n’a laissé personne indifférent. En l’espace de deux jours à peine, le pays est passé d’une juridiction constitutionnelle de transition à une Cour officiellement réinstallée dans le cadre constitutionnel classique. Neuf juges désignés, un président élu à l’unanimité, une communication institutionnelle maîtrisée. Tout est allé vite. Peut-être trop vite pour une institution censée incarner la solennité, la prudence et l’indépendance absolue du droit.</p>



<p>Cette séquence, présentée comme l’aboutissement du retour à l’ordre constitutionnel, soulève pourtant plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car derrière la façade juridique et les formules rassurantes, la Cour constitutionnelle reste l’une des institutions les plus sensibles et les plus contestées du paysage politique gabonais.</p>



<p><strong>Une Cour réinstallée sans débat public</strong></p>



<p>L’annonce officielle de la nouvelle composition de la Cour constitutionnelle a été faite sans mise en scène excessive, mais avec un message clair : la transition est juridiquement close. Les neuf juges ont été nommés conformément aux dispositions constitutionnelles, dans un équilibre censé refléter la séparation des pouvoirs. Président de la République, Parlement et Conseil supérieur de la magistrature ont chacun joué leur partition.</p>



<p>Mais cette installation express a laissé un goût d’inachevé. Aucun débat public, aucune explication détaillée sur les critères de choix des juges, aucun effort de pédagogie institutionnelle pour une population pourtant marquée par des décennies de décisions constitutionnelles controversées. Comme si la normalisation juridique devait se faire dans le silence, loin des regards, loin des interrogations citoyennes.</p>



<p>Dans un pays où la Cour constitutionnelle a longtemps été perçue comme un instrument au service du pouvoir en place, cette absence de débat nourrit la suspicion plutôt que la confiance.</p>



<p><strong>Le retour des visages connus sous l’étiquette du renouveau</strong></p>



<p>Officiellement, la Cour constitutionnelle entre dans une nouvelle ère. Officieusement, la continuité saute aux yeux. Plusieurs des nouveaux juges sont des figures bien connues de l’appareil judiciaire et institutionnel, déjà présentes ou influentes durant la période de transition.</p>



<p>Ce choix est assumé par les autorités comme un gage de stabilité et d’expérience. Pourtant, dans les cercles politiques et universitaires, une autre lecture s’impose : celle d’un recyclage institutionnel. Peut-on prétendre tourner la page de la transition en confiant la juridiction suprême à des acteurs qui en ont été les arbitres les plus décisifs ?</p>



<p>La Cour constitutionnelle n’est pas une institution anodine. Elle valide les élections, tranche les conflits entre pouvoirs, interprète la Constitution. Elle peut, à elle seule, légitimer ou fragiliser un régime. Sa crédibilité repose donc autant sur la compétence juridique de ses membres que sur la perception de leur indépendance.</p>



<p>L’élection de Dieudonné Aba’a Owono à la présidence de la Cour constitutionnelle cristallise à elle seule toutes les interrogations. Ancien président de la Cour constitutionnelle de transition, il est reconduit à la tête de l’institution pour un mandat de huit ans, à l’issue d’un vote unanime des neuf juges.</p>



<p>Sur le plan juridique, rien d’irrégulier. Sur le plan politique, le signal est lourd. Cette unanimité, loin d’être un simple détail, interroge sur la diversité des sensibilités juridiques au sein de la Cour. Dans une juridiction où la délibération et le doute devraient être des vertus, l’absence totale de dissension publique intrigue.</p>



<p>Pour une partie de l’opinion, cette reconduction ressemble à un verrouillage institutionnel. Pour d’autres, elle incarne la volonté de sécuriser un système encore fragile. Dans tous les cas, Aba’a Owono devient désormais l’un des hommes les plus puissants du dispositif institutionnel gabonais, avec un pouvoir d’influence considérable sur les prochaines années politiques.</p>



<p>La nouvelle Cour constitutionnelle hérite d’un passé récent lourd. Elle a validé la Charte de la transition, encadré le processus électoral, proclamé les résultats de la présidentielle d’avril 2025, consacrant une victoire écrasante du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle a également confirmé les résultats des élections législatives, donnant une majorité écrasante à l’Union Démocratique des Bâtisseurs.</p>



<p>À chaque étape, la Cour a été le dernier rempart juridique, celui dont la décision met fin à toute contestation. Mais à force de validations successives, une image s’est installée : celle d’une juridiction constitutionnelle qui accompagne le pouvoir plus qu’elle ne le contrôle.</p>



<p>Cette perception, juste ou non, pèse aujourd’hui comme une hypothèque sur la crédibilité de la Cour post-transition.</p>



<p><strong>Le contentieux électoral comme révélateur des tensions.</strong></p>



<p>Les derniers mois ont montré l’ampleur de la pression qui s’exerce sur la Cour constitutionnelle. Des dizaines de recours préélectoraux ont été déposés, contestant rejets de candidatures, listes électorales et décisions administratives. Plusieurs dossiers ont été déclarés irrecevables, parfois sans que le fond ne soit véritablement examiné.</p>



<p>Pour les acteurs politiques recalés, la Cour est devenue un mur. Pour ses défenseurs, elle n’a fait qu’appliquer strictement la loi. Ce débat n’est pas anodin : il touche au cœur de la démocratie représentative. Qui a le droit de concourir ? Qui décide des règles du jeu électoral ? Et surtout, qui contrôle le contrôleur ?</p>



<p>La nouvelle Cour devra gérer ces tensions dans un contexte où chaque décision est immédiatement politisée.</p>



<p>La question de l’indépendance de la Cour constitutionnelle n’est pas nouvelle au Gabon. Elle traverse les régimes, les constitutions et les crises politiques. Mais dans le contexte post-transition, elle devient centrale. La population attend des institutions qu’elles rompent avec les pratiques du passé.</p>



<p>La Cour constitutionnelle est aujourd’hui face à une équation délicate : rassurer le pouvoir sans se soumettre, rassurer l’opposition sans céder, rassurer les citoyens sans se réfugier dans le silence juridique. Son autorité future dépendra moins de ses textes que de ses décisions concrètes.</p>



<p>Dans les mois à venir, chaque loi sensible, chaque décret contesté, chaque contentieux électoral sera un test. La Cour ne pourra plus se contenter de la légalité formelle. Elle devra convaincre qu’elle est devenue ce qu’elle prétend être : <em>le véritable gardien de la Constitution.</em></p>



<p>À l’heure où le Gabon affirme être entré dans une nouvelle ère institutionnelle, une certitude demeure : la Cour constitutionnelle est désormais attendue au tournant. Et cette fois, ni la transition ni l’urgence politique ne pourront servir d’excuse.</p>
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